AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 La cocaïne c'est le diable dans un flacon [Nath]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Phoebe James-Taylor
Carefree girl
avatar

Messages : 529
Loisirs : être naïve
Age : 28
Localisation : New-York

Carte d'identité
Profession: Avocat
Enfant(s): Un
€: Moyen
MessageSujet: La cocaïne c'est le diable dans un flacon [Nath]    Lun 23 Jan 2017 - 0:07


Je scrutais les images qui défilaient sur la télévision avec une certaine attention avant de détourner le regard vers mon supérieur qui me demanda de lui confirmer qu’il s’agissait bien de mon mari sur l’enregistrement. Je hochais péniblement la tête et posais de nouveau mes yeux sur le visage de Nathanaël, du moins ce qu’il en restait. Je ne reconnaissais pas l’homme que j’avais épousé sur cette vidéo, j’aurais préféré pouvoir leur assurer qu’il ne s’agissait pas de Nate mais ils avaient déjà toutes les preuves en leur faveur et je ne voulais pas prendre le risque de me ridiculiser davantage. Je n’osais même pas imaginer la tête que j’étais en train de tirer à l’heure où je découvrais tout ce que je voyais. Je ne pouvais néanmoins pas prétendre que je n’avais aucune information à propos de cette sombre période puisque tout le monde me prendrait pour une idiote en réalisant que j’avais épousé un homme que je connaissais finalement pas aussi bien que ça. Mon supérieur sembla alors lire dans mes pensées et me demanda assez spontanément si j’étais au courant que Nath était connu de leurs services pour consommation de drogue.  

Oui bien sûr mais je ne pensais pas que l’implication de mon mari me porterait préjudice également dans cette affaire. L’informais-je en tentant de paraître assurée.

L’homme me toisa quelques secondes avant de déclarer que j’étais trop mêlée à tout ça pour pouvoir continuer de travailler sur le dossier. Il m’informa qu’il préférait me trouver une mission moins risquée et m’expliqua une fois encore à quel point mon mari avait pu être un élément important dans l’avancement de l’enquête. Les confessions de Nath lui avaient permises de s’en tirer sans encombre mais elles avaient aussi aidé la CIA à coincer quelques trafiquants. Cependant, les types du cartel lui en avait sacrément voulu pour avoir balancé toutes les choses qu’ils savaient les concernant, c’est pourquoi il ne valait mieux pas que ces types revoient le nom de Nate traîner de nouveau dans leurs business et encore moins du côté des fédéraux. Mon supérieur dû certainement saisir ma déception et ajouta qu’il prenait cette décision pour « ma sécurité ». Je hochais alors vivement la tête comme pour lui montrer que je comprenais même si ce n’était pas vraiment le cas pour l’instant et m’empressais par la suite de quitter son bureau lorsqu’il m’en donna l’autorisation.

Je fus forcée de ressasser cette histoire durant le restant de la journée, j’avais l’impression de voir un gouffre entre Nathanaël et moi maintenant. Comment avait-il pu me cacher une affaire aussi grosse ? Il avait parfaitement le droit d’avoir honte ou je ne sais quoi, au point de ne pas souhaiter m’en parler mais merde je bossais dans l’une des organisations les plus importantes du pays alors comment avait-il pu imaginer que je n’en aurais jamais vent ? C’est d’ailleurs ce à quoi je continuais de songer sur la route du retour, je profitais du trajet pour téléphoner à la sœur de Nate afin de lui demander si elle pouvait encore nous garder Rose quelques heures et cette dernière insista pour nous la garder jusqu’au lendemain. Je m’empressais d’accepter tout en pensant que je n’avais de toute façon pas envie que ma fille entende son père se justifier au sujet de ses petites affaires mêlant la drogue. Certes elle ne connaissait rien à tout ça mais c’était moi que ça gênait pour le coup.

Une fois rentrée chez moi, je balançais les clés sur le meuble de l’entrée et abandonnais mon manteau dans le canapé. J’étais complètement à bout de nerfs, je ne savais pas ce que j’étais censée faire toute seule ici. J’avais l’impression que Nate s’était un peu fichu de moi et j’en étais d’autant plus agacée. Je me dirigeais alors instinctivement vers notre chambre et me retrouvais à vider complètement nos armoires. Je ne savais même pas ce que je cherchais, j’avais surtout besoin de me défouler et peut-être qu’au fond de moi je souhaitais savoir s’il me cachait encore d’autres choses, si fouiller dans ses affaires me permettait de trouver des « indices » je n’allais pas m’en priver.

__________________


Show me mercy ! Help me, I've fallen on the inside. I tried to change the game, I try to infiltrate, but now I'm losing. Men in cloaks always seem to run the show. Save me from the ghosts and shadow before they eat my soul.  ღ


Dernière édition par Phoebe James-Taylor le Lun 23 Jan 2017 - 23:13, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Nathanaël Taylor
CIA's worker ❊
avatar

Messages : 112
Loisirs : Etre un aventurier de la vie
Age : 33

Carte d'identité
Profession: Pompier
Enfant(s): Un
€: Moyen
MessageSujet: Re: La cocaïne c'est le diable dans un flacon [Nath]    Lun 23 Jan 2017 - 23:03

Todd m’expliqua de nouveau à quel point son idée était « géniale », je fronçais les sourcils tout en songeant que je n’étais pas certain qu’Aaron ait envie de se retrouve dans une cabane perdu dans la forêt pour un week-end « entre mecs » mais si il insistait je n’allais pas faire mon rabat-joie. Après tout j’aimais passer du temps avec Todd et la compagnie, et puis si ça faisait plaisir à Aaron c’était le principal. Vu tout ce qu’il avait vécu ces dernières années je n’allais pas faire le difficile parce que je préférais rester affaler sur mon canapé le week-end que dans une forêt perdue. Mais mon ami su me convaincre quand il me promis de trouver un coin avec un étang où nous pourrions pêcher, j’esquissais aussitôt un grand sourire et lui affirmais que c’était ok pour moi avant qu’il ne raccroche précipitamment en affirmant qu’il allait appeler Noah pour voir s’il pouvait se libérer.

Je posais mes clefs sur le meuble de l’entrée puis parti fouiller distraitement dans le frigo. J’avais à peine eu le temps de manger ce midi alors je n’allais pas me priver d’un bon petit goûter, songeais-je avec envie en sortant de quoi me faire un sandwich du frigo. Au même moment un bruit pas possible me parvint de la chambre et je fronçais les sourcils avant de laisser la préparation de mon sandwich pour voir ce qui était en train de se tramer dans la pièce. La porte était entre ouverte et j’aperçus rapidement Phoebe qui était en train de vider mon armoire telle une furie. Je ne savais pas trop ce qu’elle cherchait, mais visiblement ça semblait très important pour qu’elle soit aussi pressée dans ses mouvements. Par contre je n’étais pas certain qu’elle trouve grand chose dans mon tiroir à caleçons.

Je savais que c’était souvent le bordel dans mes affaires, mais pour le coup Phoebe était clairement en train de mettre tout en boule et je ne comprenais pas trop ce qu’elle faisait. D’ailleurs je n’avais même pas remarqué qu’elle était rentrée avant qu’elle ne commence à faire son tintamarre dans la chambre.

Qu’est-ce que tu cherches ? L’interrogeais-je tranquillement.

__________________

Revenir en haut Aller en bas
Phoebe James-Taylor
Carefree girl
avatar

Messages : 529
Loisirs : être naïve
Age : 28
Localisation : New-York

Carte d'identité
Profession: Avocat
Enfant(s): Un
€: Moyen
MessageSujet: Re: La cocaïne c'est le diable dans un flacon [Nath]    Mar 24 Jan 2017 - 0:11

Je sursautais comme une idiote lorsqu’une voix masculine résonna derrière moi et balançais alors instinctivement l’un des caleçons de Nate dans la tronche de l’inconnu. Je fus néanmoins forcée de réaliser quelques secondes plus tard qu’il s’agissait finalement de mon propre mari et je me trouvais un peu stupide d’avoir paniqué pour rien. Mon cœur retrouva donc rapidement un rythme normal mais je ne regrettais cependant pas vraiment de lui avoir envoyer l’un de ses sous-vêtements en pleine tête. En effet, j’estimais qu’il le méritait puisqu’au lieu de me tenir au courant et de se confier à propos de son passé il avait préféré me dissimuler toute la vérité au sujet de ses anciennes addictions à la drogue mais également de ses déboires avec la justice. Au-delà du fait que j’étais blessée qu’il n’ait pas daigné utile de m’informer de ces « détails » le concernant, je me retrouvais également en mauvaise posture au boulot. Si seulement j’avais été au courant de toute cette affaire, j’aurais pu me préparer à être confrontée à ce genre d’enregistrement un jour ou l’autre sauf que je m’étais au contraire retrouvée sans aucun moyen de me défendre face à mes supérieurs et c’était assez logique puisque je n’étais pas au courant des faits ayant été relatés aujourd’hui.  

Merde tu m'as fichu une de ces trouilles ! Pestais-je en me redressant pour lui faire face. J’en sais rien, à toi de me le dire ? Le confrontais-je ensuite en croisant les bras sur ma poitrine. J’ai vu une drôle de vidéo aujourd’hui, au boulot. Ils m’ont assuré que c’était toi mais j’en ai longuement douté tu ne m’avais jamais parlé de ça après tout. Et puis j’ai lu les rapports de la CIA, ils ont fini par me convaincre. Au final il a fallu que je fasse abstraction de tes yeux rouges, de ton importante sudation, de tes joues creusées et de ton teint blafard pour espérer te reconnaître. J’apprécie toujours d’apprendre que j’ai épousé un ancien drogué de la bouche de mes supérieurs. Balançais-je en tâchant de garder un ton neutre.

Pour l’instant j’essayais de rester relativement calme mais au fond de moi j’étais littéralement en train de bouillir. Je lui en voulais vraiment pour m’avoir caché tous ces éléments de sa vie, enfin ça ne représentait pas rien dans une jeunesse et je ne comprenais pas pourquoi je n’avais jamais pu être mise au courant. Ne me faisait-il pas encore suffisamment confiance pour accepter de me parler de ce genre d’information le concernant ? Parce qu’au final je ne comprenais plus trop mon rôle dans toute cette affaire, j’avais l’impression que, durant tout ce temps, il s’était juste attaché à moi pour pouvoir espérer fonder sa foutue famille, comme si le reste n’avait pas d’importance et pourtant son passé pesait réellement dans la balance, aujourd’hui plus que jamais. Au final je ne comprenais pas vraiment sur quoi était basé notre couple étant donné qu’il ne jugeait même pas important de m’annoncer qu’il avait consommé de la drogue en grande quantité et qu’il avait risqué sa peau en se faisait pincer par les fédéraux.

__________________


Show me mercy ! Help me, I've fallen on the inside. I tried to change the game, I try to infiltrate, but now I'm losing. Men in cloaks always seem to run the show. Save me from the ghosts and shadow before they eat my soul.  ღ
Revenir en haut Aller en bas
Nathanaël Taylor
CIA's worker ❊
avatar

Messages : 112
Loisirs : Etre un aventurier de la vie
Age : 33

Carte d'identité
Profession: Pompier
Enfant(s): Un
€: Moyen
MessageSujet: Re: La cocaïne c'est le diable dans un flacon [Nath]    Mar 24 Jan 2017 - 22:57

Sans trop comprendre ce qui se passait je me retrouvais avec un de mes propres caleçons sur la tronche, je fronçais les sourcils et le retirais de mon visage pour le lancer sur le lit en regardant Phoebe en biais. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien manigancer pour être aussi paniquée de me voir débarquer. Mais la réponse ne fut pas très longue à venir et j’aurais préféré qu’elle en soit toute autre. Phoebe avait appris que j’avais un passé plutôt… tumultueux dans l’univers de la drogue. Je restais complètement impassible tout en songeant que je n’avais plus pensé à cette histoire depuis des années et j’avais même fini par oublier que j’avais aussi été ce type. Je n’en n’étais pas fier, et je jugeais avoir fait mon nécessaire pour racheter ma conduite de l’époque. J’avais sauvé un nombre incalculable de vie à mon boulot, je m’étais racheté auprès de mes parents et de ma soeur. Ça faisait plus de dix ans que je n’avais pas touché à une barrette de cocaïne alors je ne jugeais pas avoir à me justifier à ce sujet.

C’était ma vie, ma vie privée, si je ne lui en avais pas parlé c’était parce que ça me regardait et je n’aimais pas qu’elle soit allée fouiller de la sorte dans mon passé pour sortir toutes ces choses de mes dossiers. C’était ce qu’ils foutaient à la CIA ? Ils avaient dû temps à perdre à regarder des archives sur les maris de leur collègue ? Il y avait beaucoup plus dangereux que moi dans les rues et ils feraient mieux de se concentrer sur ces connards de kamikazes que sur moi. J’avais fait tout ce qu’ils m’avaient demandé à l’époque et ils m’avaient promis qu’ils tairaient cette affaire pour justement recueillir mon témoignage, sauf qu’on voyait bien à quoi ressemblaient leur promesse.

Et tu pensais peut-être trouver de la cocaïne dans mes caleçons ? Lâchais-je d’un ton acerbe. Si je ne t’en ai pas parlé c’est parce que je n’en n’avais tout simplement pas envie et c’est toujours le cas. En tout cas c’est plaisant de voir que la CIA sait tenir ses promesses ajoutais-je sur le même ton en mettant les voiles en direction de la cuisine.

Je ne voulais plus de mon sandwich cette conversation avait coupé ma faim, mais je refusais de tenir cette discussion avec elle. Après tout elle en savait déjà davantage que mes parents, alors si elle avait besoin de savoir tout ce qui se cherchait derrière mon passé elle n’avait qu’à demander à ses collègues.

__________________

Revenir en haut Aller en bas
Phoebe James-Taylor
Carefree girl
avatar

Messages : 529
Loisirs : être naïve
Age : 28
Localisation : New-York

Carte d'identité
Profession: Avocat
Enfant(s): Un
€: Moyen
MessageSujet: Re: La cocaïne c'est le diable dans un flacon [Nath]    Mar 24 Jan 2017 - 23:51

Je me trouvais un peu bête quand Nate me demanda si j’imaginais trouver un sachet de cocaïne dans son tiroir à caleçons. Je lançais alors un coup d’œil vers la commode en question avant de me ré-intéresser au père de ma fille. En vérité je ne savais pas ce que je pensais découvrir en retournant toutes ses affaires, je me doutais bien que je ne tomberais pas sur son stock de stupéfiants, il n’était plus censé consommer de toute façon et je savais bien qu’il était clean mais apprendre que j’avais épousé un ancien drogué dans les archives de la CIA n’était pas vraiment glorieux. C’est pourquoi je préférais maintenant prendre les devants et fouiller ses affaires moi-même plutôt que de devoir apprendre une autre information compromettante à propos de mon mari de la bouche de mes collègues. D’un côté j’étais autant vexée par le fait que Nath ait estimé plus judicieux de ne rien me dire sur son passé, que par le fait d’avoir été informée par quelques-uns de mes supérieurs. Dans tous les cas il ne sembla pas plus perturbé que ça par mes paroles et m’informa le plus naturellement du monde qu’il n’avait tout simplement pas eu envie de m’en parler. Il termina par reprocher à la CIA de ne pas avoir tenu ses promesses avant de disparaître dans une autre pièce.

Je te rappelle que je ne suis pas juste devenue ta femme pour faire bien dans une conversation et te pondre des enfants approuvés par le Seigneur ! C’est le genre d’information qu’un petit-ami est censé dire à sa copine avant même de la demander en mariage. Je ne t’ai jamais rien caché à propos de ma vie après tout, n’est-ce pas ? Alors pourquoi est-ce que tu te braques contre moi, tu ne trouves pas normal que ta femme s’intéresse à ton passé ? L’interrogeais-je en m’empressant de lui emboiter le pas. Ils sont en train de reformer le cartel, Nath. La CIA a été obligée de ressortir tous ces vieux dossiers, le tien y compris. De toute façon tu peux être rassuré, ils m’écartent de l’affaire donc je n’aurais plus le loisir de feuilleter les pages te concernant. Ils te trouvent trop impliqué, ils ne veulent pas que ton nom traîne là-dedans de nouveau. Le pire dans tout ça, c’est que je ne m’attendais pas du tout à me retrouver sur la touche, si seulement tu m’avais prévenue j’aurais au moins pu me préparer. Lui affirmais-je en sentant de nouveau la déception m’envahir.

J’étais vraiment déçue d’être écartée de ce dossier, c’était une affaire très complexe, très riche et impliquant de nombreuses personnes. Des tas d’avocats rêvaient sûrement de pouvoir enquêter sur une telle affaire sauf que maintenant je voyais toutes les portes se refermer devant moi à cause de la présence du nom de Nath dans de trop nombreux rapports de l’époque. En plus de ça je me posais maintenant de nombreuses questions à propos de mon mari sauf que vu comme la conversation venait de partir j’avais de gros doutes quant aux réponses que je pourrais obtenir. Quoiqu’il en soit j’aurais aimé que Nate soit un peu plus compréhensif, j’étais consciente que remuer de tels souvenirs ne devait pas être évident mais pourtant cette période faisait partie de sa vie, de son histoire et maintenant il s’était sorti de cette galère, à mes yeux c’était tout ce qui comptait.

__________________


Show me mercy ! Help me, I've fallen on the inside. I tried to change the game, I try to infiltrate, but now I'm losing. Men in cloaks always seem to run the show. Save me from the ghosts and shadow before they eat my soul.  ღ
Revenir en haut Aller en bas
Nathanaël Taylor
CIA's worker ❊
avatar

Messages : 112
Loisirs : Etre un aventurier de la vie
Age : 33

Carte d'identité
Profession: Pompier
Enfant(s): Un
€: Moyen
MessageSujet: Re: La cocaïne c'est le diable dans un flacon [Nath]    Mer 25 Jan 2017 - 23:06

Je levais les yeux au ciel pour la énième fois quand Phoebe vient de nouveau me balancer sa grossesse en pleine gueule comme moyen de pression. Quand est-ce qu’elle allait me lâcher avec cette putain de grossesse ? J’avais l’impression de l’avoir forcé à se foutre mes gênes en elle pour que nous ayons une fille, et j’en avais plus que marre de l’entendre me le rabâcher dès qu’on devait se disputer. Mais cette fois-ci il était hors de question que je me laisse marcher sur les pieds, elle n’obtiendrait pas de moi ce qu’elle désirait, je ne voulais pas parler de tout ça et je n’en dirais rien. Je ne pus retenir un rire sarcastique quand elle ajouta ensuite qu’elle ne m’avait jamais rien caché de sa vie passée, oh oui parce que c’est clair qu’elle avait eu une adolescence difficile dans sa jolie résidence avec des parents plein aux as et une scolarité dans l’une des meilleures universités du pays. Hormis son petit voyage en Europe avec son ancien copain, il n’y avait pas grand chose à reprocher à la fabuleuse Phoebe James.

Puis elle me balança que le cartel que j’avais permis de coincer à l’époque était en train de se reformer, oui en quoi c’était censé m’intéresser ? Enfin ils paniquaient suffisamment pour ressortir les vieux dossiers et mon nom en était ressorti, nom maléfique qui empêchait Phoebe d’avoir ce qu’elle voulait. Mon nom venait l’empêcher de partir courir derrière les méchants et la reconnaissance professionnelle. Comme si nous manquions de commerces illicites de drogue chez nous, elle se foutait de ma gueule.

Oh tu me fais chier à toujours dire la même chose ! Si tu ne voulais pas de gosse tu n’avais qu’à dire non, je ne t’ai forcé en rien et je ne vais pas te dire pour la millième fois que je voulais cet enfant avec toi, tu le sais, alors lâche l’affaire parce que ça en devient pathétique là lâchais-je excédé. Non, je n’avais pas envie d’en parler point. Et puis c’est clair qu’il y a de quoi comparer avec ton passé très mouvementé ajoutais-je en rigolant sarcastiquement. Tu ne t’y intéresses pas. Tu trépignes comme une petite fille parce qu’à cause de mon nom tu n’as pas pu obtenir ce que tu voulais. Oui donc c’est bien ça le problème, tu ne supportes pas que j’ai pu faire quelque chose qui t’empêche d’obtenir ce que tu veux aujourd’hui sifflais-je. Qu’ils le reforment leur petit groupe de trafiquants, il y en a des dizaines d’autres dans la ville tu as de quoi te mettre sous la dent pour remplacer cette déception ne t’inquiète pas terminais-je.

Je ne voulais plus avoir à en parler si elle voulait en savoir plus elle n’avait qu’à retourner fouiller dans ces documents. J’avais tourné la page sur cette partie de ma vie depuis longtemps, ce n’était pas pour me la prendre de nouveau en pleine tête maintenant. Je pouvais comprendre sa curiosité mais qu’elle ne compte pas sur moi pour l’assouvir et surtout qu’elle ne vienne pas me reprocher que ce que j’avais pu faire quand j’étais encore un gamin l’empêche d’obtenir ce qu’elle voulait aujourd’hui. Je n’avais pas consommé de la drogue par plaisir de foutre ma vie en l’air ou la sienne.

__________________

Revenir en haut Aller en bas
Phoebe James-Taylor
Carefree girl
avatar

Messages : 529
Loisirs : être naïve
Age : 28
Localisation : New-York

Carte d'identité
Profession: Avocat
Enfant(s): Un
€: Moyen
MessageSujet: Re: La cocaïne c'est le diable dans un flacon [Nath]    Jeu 26 Jan 2017 - 0:53

Je me retrouvais complètement larguée quand Nate s’exclama que je lui rabâchais toujours la même chose à propos de ma grossesse et de l’arrivée de Rose. Visiblement il aurait fallu que je refuse une bonne fois pour toute d’avoir un bébé histoire qu’il n’ait pas à m’entendre me plaindre de la maternité sans cesse. En résumé il me trouvait « pathétique » et était fatigué de m’écouter lui faire des reproches. Je secouais la tête, complètement incrédule tout en pensant que je n’avais pas insinué quoique ce soit à propos de la naissance de notre fille, il débloquait complètement ! J’avais juste remarqué que le mariage n’incluait pas uniquement la conception d’enfant en tout légitimité, c’était seulement une référence au fait que Rose était un enfant né dans le pêché. J’aurais voulu qu’il comprenne par-là que je ne l’avais pas épousé juste pour pouvoir partager de jolis moments, j’étais aussi après de lui pour les évènements plus délicats et je regrettais vraiment qu’il n’ait pas jugé utile de se confier à moi concernant son passé parce que maintenant j’avais l’impression d’avoir raté quelque chose.

Évite de me hurler dessus quand tu comprends mes paroles de travers : je ne t’ai pas reproché la naissance de Rose. Tu sais que je l’aime de tout mon cœur et que je suis très heureuse de l’avoir dans ma vie. Ma remarque concernait notre union, pas notre bébé. Je disais simplement que le mariage n’avait pas juste été inventé pour que l’on puisse concevoir des enfants en toute légitimité, c’était une manière de te dire que tu aurais dû m’en parler parce que je ne suis pas seulement devenue ta femme pour que l’on se contente de partager les beaux moments. Assurais-je encore secouée par toutes ses remarques.

Les reproches ne s’arrêtèrent néanmoins pas là, visiblement je n’avais pas le droit de comparer nos deux jeunesses qu’il savait bien évidemment opposées en termes de confort de vie. Cependant je ne voyais pas en quoi j’étais responsable de mon adolescence plutôt paisible. Le fait j’ai eu la chance de naître dans un foyer aimant et aisé ne me permettait donc pas de m’exprimer ? J’avais été élevée dans une résidence calme et je n’avais pas eu de mauvaises influences alors forcément j’avais réussi à m’en sortir sans encombre mais ça ne voulait pas dire que j’étais censée me taire et ne jamais mentionner son propre passé. Je ne le reconnaissais pas dans ses paroles, il était blessant et je n’avais plus vraiment envie de lui parler. Je refusais de l’entendre me hurler dessus sans arrêt, c’était de sa faute si nous en étions là parce que c’était lui qui avait consommé, moi je me contentais juste de relater les faits comme je les avais appris le jour-même.

Arrêtes, tu deviens vexant à me juger comme tu le fais. Tu t’emballes pour rien, je ne t’ai rien reproché si ce n’est le fait de ne pas m’avoir prévenue pour toute cette affaire. Bien sûr que je suis déçue d’avoir été écartée du dossier mais il n’est pas question de faire un caprice ou je ne sais quoi comme tu le prétends. En tout cas si tu m’imagines effectivement comme une petite fille pourrie gâtée égocentrique, c’est à se demander pourquoi tu as accepté de vivre avec moi. Lâchais-je les yeux remplies de larmes avant d’aller me réfugier dans notre chambre.

Je m’agenouillais près du tiroir que j’avais dépouillé tout à l’heure et entrepris de ranger toutes les affaires éparpillées sur le sol avant de me stopper dans ma lancée pour sangloter comme un bébé. J’étais tellement blessée, cette discussion n’avait rien apporté, nous nous étions juste engueulés et Nath avait bien voulu comprendre seulement ce qu’il désirait. Je me sentais plus seule que jamais étant donné que pour lui j’étais juste dégoûtée de ne plus pouvoir participer à l’enquête mais c’était un peu plus grave que ça sauf qu’à ses yeux j’étais trop égoïste et immature pour être capable de ressentir autre chose. En réalité j’étais surtout gênée vis-à-vis du fait de n’avoir été au courant de rien mais il ne le comprenait pas et ne voulait pas comprendre.

__________________


Show me mercy ! Help me, I've fallen on the inside. I tried to change the game, I try to infiltrate, but now I'm losing. Men in cloaks always seem to run the show. Save me from the ghosts and shadow before they eat my soul.  ღ
Revenir en haut Aller en bas
Nathanaël Taylor
CIA's worker ❊
avatar

Messages : 112
Loisirs : Etre un aventurier de la vie
Age : 33

Carte d'identité
Profession: Pompier
Enfant(s): Un
€: Moyen
MessageSujet: Re: La cocaïne c'est le diable dans un flacon [Nath]    Sam 28 Jan 2017 - 12:59

Je coupais mon cerveau au moment où Phoebe commençait à me sortir tout un tas d’excuses qui ne me convenaient pas. C’était trop facile de me faire tout un mélodrame au sujet de ce qu’elle avait appris puis se sauver en me disant qu’elle avait juste dit ça parce qu’elle était blessé que je ne l’ai pas prévenu avant. Elle était quand même allée fouiller dans mes affaires pour ensuite me faire un petit laïus sur le sujet en terminant par me reprocher de la tenir indirectement éloignée de ses rêves. Je me contentais donc de la regarder s’éloigner quand elle le fit en songeant qu’elle nous avait mis dans cette situation en tournant tout ça d’une manière dramatique, elle avait sûrement cru que j’allais ramper au sol en cherchant à m’excuser de ce que j’avais pu faire quand j’étais encore un gamin, mais c’était hors de question.

J’étais bien trop énervé pour réfléchir à tout ce que j’avais bien pu dire plutôt, j’étais très agacé et je savais très bien que j’allais regretter certaines des choses que j’avais pu dire, mais pour le moment je n’avais pas envie d’y réfléchir. Je jetais un regard désespéré à mon sandwich en me rappelant comment j’avais pu être heureux de rentrer à la maison quelque minutes plus tôt. Je l’attrapais donc et le fourrais dans la poubelle avant de quitter l’appartement en claquant la porte. Je pris ma voiture et mis les voiles en direction de chez ma soeur en songeant qu’elle était la seule au courant de cette affaire et que j’allais pouvoir en parler avec lui avant de récupérer Rose.

En vérité j’estimais avoir suffisamment souffert de ces histoires quand j’étais plus jeune. J’avais consommé parce que j’étais perdu, j’avais perdu mon meilleur ami et j’avais passé plusieurs mois en cure, j’estimais que j’avais assez souffert de cette histoire. J’étais encore un gamin à l’époque, et personne n’avait réussi à me protéger de tout ça, je m’en étais tiré tout seul, alors c’était facile maintenant de venir me faire la morale sur ce que j’avais pu vivre à l’époque alors qu’à cette période personne n’était venu me tenir la main pour m’aider.

Il y avait bien eu ma soeur, mais c’était différent, elle était la seule à s’être beaucoup inquiétée pour moi, mais je lui avais tellement fait de mal à l’époque avant de me décider à me soigner qu’elle m’avait quelque peu laissé de côté aussi pendant toute une période. Je ne lui en tenais pas rigueur et je savais que j’avais pu être un gros con à ce moment, mais c’était encore difficile pour moi d’en parler et surtout de me prendre de la colère dans la gueule alors que j’en avais tout autant souffert.

__________________

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La cocaïne c'est le diable dans un flacon [Nath]    

Revenir en haut Aller en bas
 
La cocaïne c'est le diable dans un flacon [Nath]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Hector de Valois, oserez-vous pénétrer dans l'antre du diable ?
» Nuit de velours
» [Jour VIII] « Que diable allait-il faire dans cette galère ? »
» [PREFETS] Que diable allait-il faire dans cette galère ?! [Terminé]
» (-18)( Mission de classe D ) Dans l'antre du diable...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Boarding House Of Death :: Intrigue n°5-
Sauter vers: