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 Vive le riz [Juliet]

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Nathan Northman
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MessageSujet: Vive le riz [Juliet]   Mar 27 Mai 2014 - 1:36



Je laissais tomber les légumes dans la poêle et les remuais énergiquement tout en veillant à ce qu’ils ne brûlent pas, je tournais ensuite mon regard vers le plat de viande qui chauffait au four et profitais de cette petite pause dans mes préparations culinaires pour boire une gorgée de mon verre de vin. Mon regard glissa vers Juliet qui était assise sur le comptoir et qui griffonnait sur son calepin, je fronçais légèrement les sourcils et secouais la été avant de tourner mon regard vers mes légumes qui se mettaient à crépiter dans la casserole. Depuis peu ma petite amie c’était découvert une passion pour le dessin, elle passait beaucoup de temps à griffonner sur son calepin et j’étais étonné de remarquer qu’elle était plutôt douée dans ce domaine, elle avait visiblement hérité du don de sa mère qui était elle aussi très adroite en ce qui concernait de reproduire la réalité d’un coup de crayon. De mon côté j’exerçais mes talents de cuisiner en tentant de nous préparer un dîner digne de ce nom, il faut dire que je commençais à en avoir marre de manger des plats en boîte ou des choses sans goût et rapides à cuisiner. Pour une fois Juliet et moi allions pouvoir profiter d’un dîner digne de ce nom et vu ce que je m’apprêtais à lui annoncer il valait mieux faire les choses dans les règles.

En effet lors de mon séjour au Japon pour les besoins de la société on m’y avait proposé un poste qui était très alléchant pour ma carrière, il me permettrait en plus d’approfondir mes connaissances dans mon métier, de me faire un nom dans ce milieu, de plus on m’avait clairement fait comprendre que si je me montrais convainquant les rennes de cette boîte me reviendraient rapidement. J’avais toujours pensé à créer ma propre boîte, à vrai dire c’est ce qui me motivait depuis un long moment, mais jamais je n’aurais pensé le faire au Japon. J’avais réfléchis durant une longue période et maintenant je réalisais que je ne pouvais pas refuser, j’avais vraiment envie d’accepter ce boulot et si je n’avais pas été en couple avec Juliet je n’aurais pas hésité une seule seconde.

Je retins un soupire et entreposais avec adresse la nourriture dans nos assiettes, je les attrapais et marchais jusqu’à la salle à manger tout en déposant un baiser sur les cheveux de Juliet au passage.

A table Picasso lâchais-je amusé avant d’entreposer nos assiettes sur la table.

Je servis du vin à Juliet et m’installais sur ma chaise en regardant ma copine se poster de son côté, je lui lançais un sourire tandis qu’elle commençait à goûter mon plat.

On m’a offert un poste dans une boîte au Japon et… C’est une opportunité en or, je pense accepter soufflais-je finalement quelque peu incertain.


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Juliet S. Miligan
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MessageSujet: Re: Vive le riz [Juliet]   Mar 27 Mai 2014 - 19:42

Je fixais quelques instants le profil de Nathan et tentais de reproduire ses traits sur ma feuille de dessin. Mon petit-ami était concentré dans ses préparations culinaires et comme à chaque fois que son attention était retenue par une de ses occupations il affichait un air très sérieux sur le visage. J'esquissais un sourire à cette pensée et penchais légèrement la tête tout en traçant la bouche très fine de Nathan sur le papier, ce dernier en profita pour faire une pause dans sa préparation et ainsi avaler une gorgée de son verre de vin, je fis alors mine d'être très concentrée dans mon dessin et cessais de le toiser toutes les deux secondes tout en me retenant de rire. J'ignorais encore jusqu'à aujourd'hui que mon petit-ami savait cuisiner, il faut dire qu'avec nos emplois du temps respectifs nous n'avions pas tellement l'occasion de nous consacrer à l'élaboration de bons petits plats, enfin pour ma part je préférais nettement acheter des conserves puisque je détestais cuisiner et j'étais complètement nulle dans ce domaine mais au moins j'avais apparemment la chance d'avoir un homme qui avait clairement l'air d'être à l'aise derrière les fourneaux et j'en étais d'ailleurs très étonnée.

Nathan me tira de mes pensées en m'annonçant que nous pouvions passer à table, il en profita pour me surnommer « Picasso » au passage et je roulais des yeux sans pour autant parvenir à retenir un sourire. Je déposais mon carnet sur le comptoir puis descendis de mon perchoir pour aller m'asseoir derrière mon assiette. Mon ventre se mit aussitôt à gargouiller devant le plat colorée et très enivrant que mon petit-ami venait de préparer c'est pourquoi je n'attendis pas mon reste pour me jeter sur la nourriture. Cependant mon entrain fut retomba bien rapidement quand Nathan décida de m'annoncer qu'il avait été choisit pour occuper un poste au Japon, selon lui c'était une offre très alléchante à tel point qu'il n'était pas contre le fait d'accepter ce job à l'autre bout du monde.

Je manquais de m'étouffer avec un poivron et reposais aussitôt mes couverts pour toiser intensément Nathan. Finalement je n'étais donc plus aussi certaine d'avoir toujours un homme pour s'occuper de faire la cuisine... Comment ça il comptait faire ses bagages pour aller s'exiler dans un pays perdu comme le Japon ? Je pensais pourtant qu'il s'épanouissait ici, avec moi. Qu'est-ce que ce départ pourrait signifier pour notre couple ? J'attrapais finalement mon verre pour avaler quelques gorgées et faire passer le légume plus facilement puis reporter de nouveau mon attention sur un Nathan.

Au Japon? M’exclamais-je. Tu le sais depuis longtemps ? Pourquoi est-ce que tu veux partir si loin ? Qu'est-ce que tu fais de nous? L'interrogeais-je rapidement tandis que mon ton s'affaiblissait sur cette dernière question.

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Nathan Northman
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MessageSujet: Re: Vive le riz [Juliet]   Mar 27 Mai 2014 - 20:59

Juliet resta silencieuse un instant avant de déposer son verre sur la table et de s’exclamer quant au pays dans lequel j’envisageais de partir vivre. Il est vrai que le Japon n’était pas forcément le pays le plus semblable au notre, leur culture était complètement différente et ce n’était pas non plus la porte d’à côté. Pourtant c’était l’un des pays émergents de notre époque et l’offre d’emploi qu’on m’y proposait n’était définitivement pas quelque chose que je pouvais refuser de la sorte car je n’étais pas certain d’avoir une autre opportunité de la sorte dans ma vie. Ma copine s’empressa de savoir pourquoi je cherchais à partir si loin et ce que je faisais de nous deux, je baissais le regard et passais ma main dans mes cheveux avant de tourner à nouveau mon regard dans sa direction. Si je ne lui avais pas parlé de tout ça plus tôt c’était justement parce que j’avais besoin de réfléchir, il est évident qu’on m’aurait proposé ce poste quelques mois plus tôt je n’aurais pas hésité une seule seconde, mais comme le soulevait Juliet à présent nous étions en couple.

Je tenais énormément à Juliet et ce que nous vivions en ce moment était vraiment important à mes yeux, je ne m’étais jamais senti aussi paisible et rassuré aux côtés de n’importe qui d’autre. Pourtant je me voyais difficilement refuser cette offre pour rester à ses côtés, j’adorais mon boulot et j’avais besoin de m’épanouir dans ce que je faisais. Rester à New-York ne m’aiderait pas, j’étais prêt à rester pour elle, mais je savais parfaitement que je ne serais pas heureux si je savais que j’avais raté une opportunité comme celle-ci.

On m’a proposé cette offre un peu après mon retour du Japon, je ne voulais pas t’en parler tout de suite tant que je n’avais pas vraiment pris de décision, j’avais besoin de réfléchir et tu ne me semblais pas vraiment… présente ces derniers temps soufflais-je en la regardant droit dans les yeux.

Il est vrai que j’avais souvent constaté ces derniers temps que Juliet était absente, elle semblait préoccupée par je ne sais quoi et quand je lui demandais si quelque chose n’allait pas elle m’assurait que je me faisais des idées et que ce n’était rien. Alors il est vrai que la légère distante qu’elle avait mis entre nous deux m’avait été bénéfique aussi pour prendre cette décision calmement.

Tu pourrais venir avec moi ? Je pourrais m’arranger pour te trouver un poste dans l’entreprise. Je tiens vraiment à toi Juliet… Ajoutais-je sincère.


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MessageSujet: Re: Vive le riz [Juliet]   Mar 27 Mai 2014 - 22:49

Nathan me révéla qu'il était au courant pour cette place au Japon depuis qu'il était de retour. Autrement dit il m'avait tenue à l'écart de cette proposition pendant plus de 15 jours et je ne comprenais pas comment il avait pu me cacher quelque chose d'aussi important pendant autant de temps. Le Japon ne se trouvait pas à la porte d'à côté, ce pays était à des heures d'avion d'ici et Nathan et moi risquerions d'être séparés par énormément de kilomètres alors comment supporter une telle distance quand on avait besoin de sentir la présence de la personne qu'on aimait régulièrement ? J'avais déjà souffert du vide que mon petit-ami avait laissé en s'absentant plusieurs semaines, c'est pourquoi je m'imaginais mal vivre en sachant que je ne pourrais pas le voir plus de quelques jours à peine par an et à mes yeux ça n'était pas suffisant du tout... Nathan m'avoua ensuite que s'il avait tenu à garder le silence c'était en partie pour prendre le temps de réfléchir et il insinua que je n'aurais de toute façon pas était vraiment apte à prêter une réelle attention à ce qu'il aurait bien pu m'annoncer dans la mesure où il me trouvait plutôt absente ces derniers jours.

Quoi ? Tu es au courant depuis autant de temps et tu n'as rien dis ? On aurait au moins pu en parler tous les deux avant que tu ne prennes ta décision... Donc tu comptes partir au bout du monde et tu me l'annonces comme ça sans même me demander mon avis ? Demandais-je complètement perturbée. J-je suis désolée... Je ne veux pas t'empêcher de faire ce que tu aimes et puis même si je te l'interdisais tu partirais quand même mais tu m'apprends ça assez brutalement j'ai dû mal à croire que tu serais prêt à tout plaquer brusquement en réalité. Ajoutais-je penaude en tâchant d'ignorer sa remarque quant à ma prise de distance.

Nathan me suggéra ensuite de l'accompagner, je restais pantoise face à lui tout en retournant aussitôt la question dans tous les sens dans mon cerveau. L'idée était plaisante à vrai dire mais contrairement à lui je n'étais pourtant pas prête à tout abandonner comme ça. J'étais bien trop attachée à mes racines pour parvenir à m'épanouir ailleurs qu'à New-York, j'avais déjà essayé en déménageant pour l'Angleterre mais à mes yeux ça n'avait jamais rien été d'autre qu'une destination pour mes études et j'avais attendu avec impatience le jour où je reviendrais chez moi. Mon petit-ami m'assura quand bien même qu'il pourrait toujours me dégoter un boulot dans l'entreprise où il prévoyait de se rendre puis termina par m'avouer qu'il tenait sincèrement à moi. Mon cœur eut un raté lorsqu'il me le révéla et pestais contre lui, pourquoi est-ce qu'il fallait qu'il s'ouvre sur notre couple et sur ce qu'il ressentait juste après m'avoir annoncé qu'il comptait quitter la ville ?

J'aurais adoré te suivre mais c'est ici qu'est ma vie Nathan... J'ai ma famille, mes amis et je ne peux pas abandonner ma mère dans sa boîte alors qu'elle te perdrait déjà. Je me redressais finalement de ma chaise pour aller prendre place sur les genoux de mon petit-ami puis je glissais mon visage contre son torse. Je n'ai pas envie de te perdre... Et toi tu m'annonces que je compte vraiment pour toi juste après m'avoir prévenue que tu comptais déménager à des kilomètres... Murmurais-je difficilement.

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Nathan Northman
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MessageSujet: Re: Vive le riz [Juliet]   Mar 27 Mai 2014 - 23:21


Juliet me reprocha d’être au courant de cette offre depuis autant de temps et de ne jamais lui en avoir parlé, je me pinçais les lèvres quelque peu gêné de lui avoir caché la vérité pendant si longtemps, mais je restais convaincu que si je lui avais dit dès le départ je n’aurais pas pu prendre ma décision dans de bonnes conditions. Juliet aurait voulu qu’on puisse en parler tous les deux avant que je ne me décide à partir à des kilomètres de New-York, elle assurait ne pouvoir se résoudre à m’empêcher de faire ce que j’aimais et dans un sens elle se doutait que si elle le faisait je partirais quand bien même. Je poussais un léger soupire et baissais le regard, il est vrai que je n’étais pas certain d’être prêt à refuser cette offre juste parce que Juliet me le demandait, je l’aurais fait oui surement, mais ce n’était pas une solution pour nous deux. Après tout nous n’étions pas certains que les choses continueraient entre nous deux et je ne voulais pas me réveiller un jour tout en ayant l’impression d’avoir manqué une opportunité incroyable et de le regretter amèrement, car si jamais ça arrivait je risquais de le reprocher à Juliet et ce n’est pas ce que je voulais.

Ce n’est pas une décision définitive, je veux en parler avec toi mais ça reste une opportunité en or et je me vois mal la refuser, je ne veux pas risquer de le regretter plus tard ou même de te le reprocher assurais-je en relevant le regard dans sa direction.

Ma copine assura que même si elle aurait adoré me suivre elle ne pouvait pas, toute sa famille et ses amis étaient ici à New-York et elle se voyait mal abandonner sa mère et sa boîte si elle devait déjà me perdre.  Je m’étais attendu à cette excuse, je savais parfaitement comment était Juliet et à quel point sa famille et ses amis étaient importants pour elle, je savais parfaitement qu’entre moi et eux c’est eux qu’elle choisirait, pourtant j’avais osé espérer qu’elle accepterait de me suivre. De mon côté je n’avais jamais vraiment eu ce problème d’attache, plus jeune je n’avais pas hésité à quitter Medley pour rejoindre New-York alors que je n'y connaissais personne, la solitude et le changement n’étaient pas des choses qui m’effrayaient, mais cette fois-ci les choses étaient différentes, j'avais vraiment quelque chose à perdre.

Juliet prit place sur mes genoux et je me contentais de serrer adroitement son corps contre le mien tandis qu’elle assurait qu’elle n’avait pas envie de me perdre, j’esquissais un léger sourire alors qu’elle me reprochait de lui révéler ce que je ressentais quand je m’apprêtais à quitter le pays. Oui c’est vrai que le timing n’était pas vraiment parfait, mais c’était maintenant ou jamais.

Je me doutais bien que tu resterais ici, j’aurais au moins essayé n’est-ce pas. Il n’y a vraiment rien que je puisse faire pour te convaincre de venir avec moi ? Soufflais-je en baissant le regard dans sa direction. Je peux toujours te ligoter et t’embarquer dans ma valise, tu sais que j’ai le nécessaire pour le faire rigolais-je gentiment.


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Juliet S. Miligan
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MessageSujet: Re: Vive le riz [Juliet]   Mer 28 Mai 2014 - 0:05


Nathan m'assura malgré tout qu'il n'avait pas encore accepté l'offre officiellement et que de ce fait rien n'était encore fait. Il poursuivit en m'annonçant qu'il désirait parler de tout ça avec moi mais que malgré tout le poste restait très avantageux pour lui, si bien que je compris sans qu'il n'est besoin de le préciser qu'il n'aurait pas d'autres occasions de décrocher une embauche similaire à celle qu'on lui avait proposé chez les japonnais et surtout pas dans les environs de New-York. Mon petit-ami n'avait visiblement pas suffisamment confiance en l'avenir de notre couple pour se projeter dans un futur plus lointain avec moi et préférait de ce fait saisir son job si génial plutôt que de regretter ou pire encore : me reprocher le fait d'avoir refusé l'offre. Je m'humectais les lèvres nerveusement, à vrai dire je ne savais pas vraiment quoi penser de tout ça. Je n'avais pas non plus envie de poser un ultimatum à Nathan c'était d'ailleurs comme si je connaissais déjà sa réponse qui ne serait pas celle que j'aurais envie d'entendre d'ailleurs...

Je vais tuer ma mère, c'est elle qui t'a poussé à aller au Japon. Non mais franchement : le Japon ! Répétais-je abasourdie. Je n'ai pas envie de te forcer à rester avec moi si c'est pour que tu sois malheureux... mais on ne pourra jamais supporter une telle relation. Murmurais-je sérieusement.

Mon copain me confia qu'il avait soupçonné d'avance ma réponse mais était néanmoins satisfait de m'avoir lancé la pierre. Cependant il revint malgré tout à la charge en me demandant s'il pouvait faire quoique ce soit qui m'encouragerait à l'accompagner dans ce pays que je ne connais ni d'Eve, ni d'Adam. Il proposa ensuite de s'armer de son artillerie lourde pour me ligoter et me cacher dans ses bagages. J'esquissais un léger sourire et lui donnais une petite tape sur l'épaule comme pour le réprimander.

Arrête c'est pas drôle... Me renfrognais-je. Tu pourrais peut-être dissimuler Ollie et Julian dans une valise, Sasha, Mike et mon adorable filleul dans une autre et ainsi de suite jusqu'à mes parents ! Qu'est-ce que tu en penses ? Demandais-je en me battant contre mon envie de rire. Et d'ailleurs puisque tu parles de ligotage, tu crois sincèrement que tu pourras te passer de ton armement en m'attendant autant de temps à chaque fois ? L'interrogeais-je ensuite en levant le regard vers lui.

Il allait devoir me remplacer et cette idée me rendait profondément jalouse, je ne voulais pas voir Nathan avec une autre fille que moi. Il m'en avait fait tellement voir et malgré ça nous nous en étions toujours relevé, personne ne pourrait lutter contre moi... Nathan Northman était mon petit-ami et je ne voulais pas le savoir au bras d'une chinoise ou d'une japonaise peu importe.

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MessageSujet: Re: Vive le riz [Juliet]   Mer 28 Mai 2014 - 1:06

Juliet assura qu’elle allait tuer sa mère pour m’avoir forcé à partir au Japon, j’esquissais un léger sourire tandis qu’elle ajoutait qu’elle ne pouvait se résoudre à me forcer à rester ici si c’était pour que je sois malheureux, mon sourire disparut doucement et je l’écoutais assurer que nous ne pourrions tenir une relation à longue distance. Je dois avouer que c’était sûrement quelque chose de très difficile à vivre et en effet je me voyais très mal supporter le fait de ne pas pouvoir serrer Juliet contre moi quand je le désirais. De plus nous passions quasi toutes nos journées ensemble, étant donné que nous travaillions tous les deux et qu’elle était toujours fourrée chez moi ou moi chez elle il se passait rarement une journée sans que nous nous retrouvions tous les deux. Mon séjour au Japon nous avait d’ailleurs séparé pendant un long moment ce que je dois avouer avait été plutôt difficile, contre toutes attentes je m’étais sentis incroyablement heureux de rentrer à New-York pour retrouver Juliet.

Je n’ai pas l’impression qu’il y ait de bonne solution, dans chacune d’elles il me manque quelque chose soufflais-je pensif.

Juliet me disputa gentiment après avoir suggéré de la ligoter pour la traîner de force dans ma valise, je ne pus m’empêcher de sourire comme un gamin face à cette idée alors qu’elle ajoutait que si j’arrivais à embarquer chacun de ses amis et des personnes de sa famille elle pourrait alors reconsidérer le fait de m’accompagner au Japon. Après quoi elle chercha à savoir si je serais capable de me passer de mon « armement » entre chacune de nos retrouvailles, j’haussais les sourcils et baissais le regard dans sa direction. Qu’est-ce qu’elle sous entendait ? J’étais peut-être impulsif, mais je savais me contrôler en ce qui concernait mes rapports et mes partenaires, j’avais peut être des pratiques assez particulières, mais je restais quelqu’un de fidèle et droit.

Je ne suis pas certain que tes amis accepteraient que je les ligote de la sorte assurais-je en pensant qu’Ollie n’était certainement pas le genre de fille qui se laisserait dominer de la sorte et c’était sans compter sur Julian et Mike que je préférais tout de même éviter de me mettre à dos quant à leur profession et leur gabarits. Pour ce qui est de mon armement, je te signale que je suis capable de me contrôler et t’imaginer ligotée me suffirait amplement ajoutais-je amusé.



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MessageSujet: Re: Vive le riz [Juliet]   Lun 2 Juin 2014 - 0:00

Nathan avait l'air d'insinuer qu'il se trouvait dans une impasse puisqu'il m'avoua que peu importe l'option qu'il choisirait, il laisserait quelque chose derrière lui. D'un côté j'étais assez heureuse de voir qu'il tenait assez à moi pour douter autant au sujet de cette fameuse offre et j'avais ici la preuve que je représentais vraiment quelque chose à ses yeux. Cependant j'aurais vraiment préféré réaliser que mon petit-ami ressentait quelque chose de sincère pour moi dans des circonstances plus joyeuses. Nous n'avions même pas encore emménagés ensembles qu'il prévoyait déjà de partir et j'étais terriblement mal à l'idée de le perdre si brutalement. J'étais persuadée de toute façon que peu importe ce qu'il pouvait éprouver pour moi, il s'en irait quand bien même. Je savais à quel point il avait besoin de travailler mais également qu'il avait son espèce de passion pour le boulot, je n'étais pas certaine de pouvoir luter contre son besoin de changer d'air... Après tout il n'avait absolument pas hésité à quitter toute sa famille de Medley pour venir s'installer sur New-York juste pour le travail.

Les japonnais nous volent tout, même mon petit-ami. Pestais-je. Tout ce que je veux c'est que tu sois heureux, si tu décides que tu t'épanouiras mieux devant une assiette de sushi que près de moi d'accord très bien, je te laisserais t'en aller. Ajoutais-je en esquissant un sourire pincé.

Mon copain me fit remarquer qu'il n'était pas convaincu que chaque personne de mon petit groupe serait d'accord pour être saucissonnés et enfermés dans des valises. Je fis la moue et hochais la tête étant du même avis que Nathan, j'imaginais mal Mike et Julian se tenir tranquille dans une petit boite à roulette, tout comme ma meilleure amie pouvait se montrer très teigneuse quand elle le voulait alors je n'avais de ce fait définitivement plus de solutions pour pouvoir ne serais-ce qu'envisager de suivre Nathan dans le pays du riz. Il me fit d'ailleurs remarquer qu'il pouvait tout à fait se passer de son attirail et que me voir ligotée dans son esprit pourrait assouvir ses besoins. Mais bien sûr...

Au début peut-être que tu pourras te satisfaire de cette image oui mais qu'est-ce que tu feras ensuite quand on sera séparés pendant des mois et des mois ? Ça ne marchera jamais, je ne remet pas en cause ta fidélité mais je suis juste lucide et ni toi, ni moi ne serons capable de nous attendre indéfiniment... C'est trop dur. Ollie et Julian avaient essayé et ça n'a pas duré plus de quelques mois, ça me fait vraiment peur tout ça. Avouais-je en gardant ma tête à l'abri de son regard. Je n'ai pas envie d'être loin de toi... Conclu-je en baissant le ton.

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MessageSujet: Re: Vive le riz [Juliet]   Lun 2 Juin 2014 - 19:27

Juliet assura d’un ton dont je n’arrivais pas à déterminer s’il était ironique ou non, que les japonais nous « volaient » tout, cette réflexion m’arracha un sourire et je fus contraint de secouer la tête face à ses mots. Elle assura ensuite que tout ce qu’elle désirait c’est que je sois heureux et ça même si je préférais me retrouver face à une assiette de sushis qu’à ses côtés, je fronçais légèrement les sourcils et restais silencieux. Les choses auraient été beaucoup plus simples si j’avais éprouvé une préférence pour l’un ou l’autre, le problème était que j’étais très attaché à mon boulot et je me voyais mal rester ici et refuser cet emploi, je savais parfaitement que je finirais par le regretter tôt ou tard. Je ne disais pas que quitter Juliet et ma vie actuelle était quelque chose de facile pour moi, c’était même le contraire, mais peut-être que je n’étais pas de ceux qui pouvaient tout sacrifier pour une vie « normale », mon ambition personnelle m’avait déjà poussé à quitter Medley et ceux que j’aimais.

Ma copine ajouta que si au début de notre séparation le simple fait de l’imaginer me suffirait il n’en serait surement pas de même quand la distance viendrait réellement à peser entre nous. Je baissais le regard tandis qu’elle ajoutait que la distance n’était pas seulement question de fidélité, mais de lucidité, elle appuya ses dires en parlant d’Ollie et Julian qui eux aussi n’avaient pas réussi à rester ensemble plus que quelques mois suite au départ d’Ollie. Je poussais un soupire et compris bien rapidement qu’elle avait raison, je tenais à elle réellement, mais ça ne serait pas suffisant quand nous viendrons à être séparés pendant plusieurs mois sans pouvoir se voir.

Je n’ai pas envie d’être loin de toi non plus soufflais-je doucement. Mais je ne peux pas dire non à ce boulot… ajoutais-je sur le même ton.

Nous restâmes encore un long moment dans cette position sans rien dire, nous savourions la présence de l’autre tout en sachant que d’ici peu nous ne pourrions ni nous toucher ni nous voir. Finalement nous nous retrouvâmes dans la chambre et je passais une longue partie de la nuit éveillé à fixer le plafond tout en serrant le corps de Juliet contre moi. Lorsque ses yeux s’ouvrirent peu avant le lever du soleil je lui demandais si elle le désirait que nous pourrions continuer à nous voir jusqu’à mon départ, ce qu’elle accepta et les jours qui suivirent ne furent pas bien différents.


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